La situation de Georges Anicet Ekane, président du MANIDEM incarcéré au Centre médical de la Gendarmerie nationale de Douala, vire au drame. Ses proches dénoncent un refus de soins qualifié de « torture blanche », mettant en péril son pronostic vital. Son véhicule, contenant un extracteur d’oxygène vital pour sa survie, est sous scellés depuis son arrestation le 24 octobre. Les avocats se heurtent au silence des autorités, accusant une « mise à mort programmée » orchestrée par le commandement local.
Un extracteur d’oxygène sous scellés
Depuis l’arrestation, l’appareil médical vital se trouve au groupement de gendarmerie de Douala, malgré les démarches répétées de la défense pour le récupérer. Le MANIDEM dénonce une violation des droits humains et pointe du doigt une volonté de nuire, mettant en garde contre les conséquences prévisibles sur la santé d’Ekane.
Une « mise à mort programmée »
Face au mutisme officiel, le parti politique dénonce une « privation délibérée » d’équipement vital et accuse le commandant local d’être responsable de la situation critique d’Anicet Ekane. Dans un contexte politique tendu, le MANIDEM réclame aussi la libération d’autres membres appréhendés lors d’arrestations qualifiées de « sauvages » sans réaction officielle jusqu’à présent.
Un contexte politique tendu
Cette affaire s’inscrit dans un climat de tension politique où les droits élémentaires sont remis en question. Le MANIDEM exige la libération de ses membres détenus et reste en attente d’une réponse des autorités. La santé d’Anicet Ekane est au cœur des préoccupations, alors que son état de santé se détériore progressivement, faisant craindre le pire pour le leader politique emblématique.