Le gouvernement burkinabè reprend le contrôle de la SN-Citec
Le Conseil des ministres adopte deux décrets pour nationaliser la Société nouvelle Huilerie et Savonnerie Citec, détenue en partie par Géocoton, filiale du groupe français Advens. La reprise fait suite à des négociations infructueuses. Le ministre de l’Industrie, Serge Gnaniodem Poda, explique que cette décision s’inscrit dans une démarche de souveraineté industrielle.
Une dette en question
Les discussions ont achoppé sur une dette contractée par Géocoton pour ses activités dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Les autorités burkinabè exigent des clarifications avant la nationalisation pour éviter de reprendre une entreprise endettée. Face au refus de Géocoton, la reprise est devenue inévitable.
Impact sur l’approvisionnement national
La nationalisation vise à sécuriser la production d’huiles alimentaires essentielles pour le pays. Malgré des capacités importantes, la SN-Citec ne fonctionne qu’à 50%, en partie à cause de problèmes logistiques. Le retrait de Géocoton pourrait modifier le paysage industriel local et régional.
Objectif de la nationalisation
La décision de nationaliser répond à une volonté de transformer localement les matières premières pour garantir la stabilité des prix et la sécurité alimentaire du pays. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large visant à valoriser les ressources du pays sur place.